Pourquoi la ged et l’archivage deviennent un sujet stratégique en PME
Quand la paperasse prend le dessus sur le reste
Dans beaucoup de petites et moyennes entreprises, le quotidien ressemble à cela : des documents éparpillés entre les boîtes mail, les classeurs, les dossiers partagés, parfois même des cartons au fond d’un couloir. Les factures fournisseurs arrivent en PDF, certaines sont encore au format papier, les contrats sont scannés à la va-vite, et personne ne sait vraiment où se trouve la dernière version d’un document important.
Pour un office manager, cette situation n’est pas qu’un irritant. Elle impacte directement la gestion de l’entreprise : délais de réponse aux clients, suivi des paiements, préparation des audits, contrôle de la conformité réglementaire, organisation de l’archivage. À mesure que l’entreprise grandit, ce désordre documentaire devient un vrai frein.
C’est là que la gestion électronique des documents(ged) et l’archivage numérique changent la donne. Il ne s’agit plus seulement de « ranger » les fichiers, mais de structurer tout le cycle de vie des documents entreprise : de leur création à leur conservation à long terme.
Pourquoi la ged n’est plus un luxe réservé aux grandes entreprises
Longtemps, la gestion documentaire a été perçue comme un sujet de grandes structures. Aujourd’hui, les solutions ged sont accessibles aux PME, autant en termes de coût que de simplicité d’usage. Et les enjeux sont devenus trop importants pour les ignorer.
Pour une PME, une solution ged et un système d’archivage électronique bien pensés permettent notamment :
- de centraliser les documents ged au même endroit, avec une logique claire de classement et de droits d’accès ;
- d’accélérer les processus internes (validation des factures, gestion des contrats, suivi des dossiers clients) ;
- de sécuriser la conservation documents sensibles grâce à un coffre numérique ou un archivage ged adapté ;
- de préparer sereinement la facture électronique et la facturation électronique qui deviennent progressivement la norme ;
- de réduire la place occupée par le papier et d’optimiser l’organisation de l’espace de travail ;
- de limiter les risques d’erreurs, de pertes de documents et de non respect des obligations légales.
En clair, la ged archivage n’est plus un « nice to have ». C’est un socle pour fiabiliser la gestion documents et soutenir la croissance de l’entreprise.
De la dématérialisation à la maîtrise du cycle de vie des documents
Beaucoup de PME ont déjà commencé la dématérialisation : envoi de factures en PDF, signature électronique de certains contrats, stockage numérique de pièces comptables. Mais sans vraie stratégie de gestion électronique, ces initiatives restent partielles et parfois sources de confusion.
La vraie transformation commence quand l’entreprise pense en termes de cycle vie du document :
- création ou réception (papier ou electronique documents) ;
- mise en circulation dans les processus internes (validation, commentaires, signatures) ;
- classement dans une solution de gestion documentaire avec des règles claires ;
- conservation dans un environnement sécurisé d’archivage electronique ou d’archivage numerique ;
- destruction à l’issue des durées légales, pour ne pas conserver indéfiniment des documents inutiles.
Une solution ged bien paramétrée permet d’automatiser une partie de ces étapes, de tracer qui fait quoi, et de garantir la conformite reglementaire de la conservation documents. C’est particulièrement critique pour les factures fournisseurs, les contrats, les dossiers RH ou les pièces comptables.
Un enjeu de sécurité, de conformité et d’image
Au delà du confort de travail, la gestion electronique des documents est devenue un enjeu de sécurité et de confiance. Une perte de données, un accès non autorisé à un dossier sensible, une incapacité à produire un document lors d’un contrôle peuvent avoir des conséquences lourdes pour une PME.
Un systeme de ged archivage bien conçu permet de :
- maîtriser les accès aux documents entreprise selon les profils ;
- assurer la traçabilité des actions (consultation, modification, signature electronique) ;
- garantir l’intégrité des documents dans le temps grâce à un coffre numerique ou une solution d’archivage electronique certifiée ;
- répondre plus facilement aux demandes des clients, partenaires ou administrations.
Pour l’office manager, cela signifie moins de stress en cas de contrôle, une meilleure image de sérieux auprès des interlocuteurs externes, et une base solide pour faire évoluer ensuite les solutions et les processus internes.
Un levier concret pour gagner du temps et structurer l’organisation
Enfin, la ged et l’archivage numerique sont des alliés précieux pour reprendre la main sur le quotidien. Quand les documents sont centralisés, bien nommés, rangés selon des règles partagées, et que les solutions ged sont intégrées aux outils existants, le temps passé à chercher une information chute drastiquement.
Cela libère du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée : améliorer les processus, accompagner les équipes, fiabiliser la facturation electronique, structurer la gestion documentaire par service. Les sections suivantes pourront détailler comment passer du « tout est en vrac » à un systeme de gestion documents réellement adapté à une petite structure, puis comment choisir une solution ged sans se perdre dans le jargon technique et embarquer les équipes dans la durée.
Cartographier le chaos documentaire : par où commencer quand tout est déjà en vrac
Mettre des mots sur le désordre : comprendre d’où vient le chaos
Dans beaucoup de petites entreprises, la gestion des documents repose encore sur une logique très humaine : on fait « comme on a toujours fait ». Un dossier partagé, quelques répertoires par service, des sous-dossiers par clients ou par années… puis, au fil du temps, les exceptions s’accumulent, les urgences passent avant la méthode, et le classement documentaire devient illisible.
Résultat : les documents entreprise se retrouvent éparpillés entre le serveur, les boîtes mail, les postes locaux, parfois même des clés USB ou un coffre numerique personnel. Les factures fournisseurs sont dans un tableur, les contrats dans un autre dossier, les justificatifs de facturation electronique dans un troisième. La ged et l’archivage arrivent souvent trop tard, quand le sentiment de « perte de contrôle » est déjà bien installé.
Avant de parler solution ged ou archivage numerique, il faut accepter une réalité simple : le chaos documentaire n’est pas un échec, c’est le symptôme d’une croissance non structurée. Le rôle de l’office manager est justement de transformer ce chaos en processus.
Faire l’inventaire des documents… sans viser la perfection
Cartographier le désordre ne veut pas dire tout ranger d’un coup. L’objectif est d’identifier les grandes familles de documents et les principaux points de douleur. Pour une PME, cela peut se faire en quelques ateliers courts avec les équipes clés.
Concrètement, il s’agit de lister :
- Les types de documents : factures, contrats, devis, documents RH, documents clients, rapports, courriers, pièces comptables…
- Les formats : papier, numerique, emails, pièces jointes, fichiers bureautiques, electronique documents issus d’outils métiers.
- Les lieux de stockage : dossiers réseau, solutions cloud, messagerie, classeurs physiques, coffre numerique, archives externes.
- Les usages : qui crée quoi, qui valide, qui consulte, qui a besoin d’un accès rapide.
Une simple grille dans un tableur suffit pour commencer cette cartographie documentaire. L’important est de visualiser où se trouvent les documents ged aujourd’hui, et non où l’on aimerait qu’ils soient demain.
Cette étape permet déjà de repérer les doublons, les documents critiques sans sauvegarde, ou les zones grises de conservation documents (par exemple des factures stockées uniquement dans une boîte mail).
Identifier les documents vraiment critiques pour l’entreprise
Dans une PME, tout ne peut pas être traité avec le même niveau d’exigence. Pour bâtir un systeme de gestion documentaire réaliste, il faut prioriser. Certains documents ont un impact direct sur la trésorerie, la relation clients ou la conformite reglementaire.
Quelques questions simples aident à faire ressortir ces priorités :
- Quels documents sont indispensables pour facturer et encaisser (factures, bons de commande, contrats) ?
- Quels documents sont nécessaires en cas de contrôle (fiscal, social, qualité) ?
- Quels documents sont critiques pour la continuité d’activité (contrats fournisseurs, contrats clients, données RH clés) ?
Ces familles de documents doivent être au cœur de la future gestion electronique et de l’archivage electronique. C’est sur elles que la mise en place d’une solution de ged archivage apportera les gains les plus visibles : moins de temps perdu à chercher, moins de risques de perte, meilleure traçabilité.
Repérer les « circuits sauvages » et les risques cachés
La cartographie doit aussi mettre en lumière les circuits parallèles qui se sont installés avec le temps. Par exemple :
- Une personne qui conserve toutes les factures fournisseurs sur son poste « pour aller plus vite ».
- Des validations de contrats faites uniquement par email, sans signature electronique ni archivage numerique structuré.
- Des documents sensibles partagés via des liens publics ou des messageries instantanées.
Ces pratiques sont compréhensibles, mais elles fragilisent la gestion documents et la conservation à long terme. Elles compliquent aussi la mise en place d’une future solution ged, car chacun a développé ses propres habitudes.
Les noter noir sur blanc permet de préparer des règles plus claires de gestion documentaire et d’archivage ged, qui seront ensuite intégrées dans les processus quotidiens et, à terme, dans une solution de gestion electronique des documents.
Visualiser les flux plutôt que les dossiers
Une erreur fréquente consiste à ne regarder que l’arborescence des dossiers. Pour préparer une vraie dematerialisation, il est plus utile de cartographier les flux : comment un document naît, circule, est validé, puis archivé.
Par exemple, pour une facture electronique ou une facture fournisseur :
- Réception (mail, portail, dépôt dans un outil, courrier papier scanné).
- Contrôle et validation (qui vérifie, qui valide, sous quelle forme).
- Intégration comptable (saisie manuelle, import, automatisation partielle).
- Archivage electronique et conservation documents (où, combien de temps, avec quelles garanties de conformite reglementaire).
Ce schéma simple du cycle vie d’un document aide ensuite à choisir une solution ged adaptée, mais aussi à définir des règles d’archivage réalistes pour une petite structure. Il met en évidence les points de rupture : documents perdus entre deux étapes, absence de preuve de validation, doublons, etc.
Commencer petit : un périmètre pilote plutôt qu’un grand soir
Une fois le chaos documentaire cartographié, la tentation est grande de vouloir tout refondre d’un coup. Dans les faits, les entreprises qui réussissent leur gestion documentaire numerique commencent souvent par un périmètre limité : par exemple les factures, ou les contrats clients.
Ce périmètre pilote permet de :
- Tester des règles simples de classement et d’archivage numerique.
- Expérimenter une première solution ged ou des solutions ged légères.
- Impliquer une petite équipe, mesurer les gains, ajuster les processus.
C’est aussi un bon terrain pour introduire progressivement des outils comme la signature electronique, un coffre numerique pour les documents sensibles, ou une gestion electronique plus structurée des documents entreprise.
Pour l’office manager, cette approche par étapes est plus réaliste et plus acceptable pour les équipes. Elle s’articule naturellement avec d’autres chantiers d’optimisation du quotidien, comme l’optimisation des tâches récurrentes grâce à des solutions de conciergerie pour office manager.
Préparer le terrain pour la future ged archivage
Cette cartographie du chaos n’est pas un exercice théorique. Elle sert directement à préparer la mise en place d’un systeme de gestion documentaire et d’archivage electronique adapté à la taille de l’entreprise.
En ayant identifié :
- Les familles de documents prioritaires.
- Les flux réels, et pas seulement les dossiers.
- Les risques et les circuits parallèles.
Vous disposez d’une base solide pour définir des règles de conservation, choisir une solution ged pertinente et structurer la dematerialisation sans perdre les équipes en route. Cette vision claire du terrain évite de se laisser séduire uniquement par le discours technique des solutions, et recentre la gestion documentaire sur les besoins concrets de l’entreprise.
Construire des règles d’archivage réalistes pour une petite structure
Définir ce qui doit vraiment être archivé (et ce qui peut disparaître)
Avant de parler de ged archivage ou de solution ged, il faut trancher une question simple : quels documents votre entreprise doit elle garder, et combien de temps ? Sans cette base, même la meilleure gestion electronique restera un beau chaos numérique.
En PME, l’objectif n’est pas de tout conserver « au cas où », mais de construire des règles d’archivage numerique réalistes, adaptées à vos moyens et à vos risques. Pour un office manager, cela veut dire : prioriser les documents entreprise qui engagent la responsabilité de la direction, impactent les clients, les factures fournisseurs, la paie, la fiscalité, les contrats.
Concrètement, on peut distinguer trois grandes familles dans la gestion documentaire :
- Les documents à conserver légalement (comptabilité, factures, contrats, dossiers du personnel) pour la conformite reglementaire.
- Les documents à conserver pour le métier (propositions commerciales, dossiers clients, procédures internes) qui structurent vos processus quotidiens.
- Les documents à durée de vie courte (brouillons, versions intermédiaires, notes) qui peuvent être supprimés rapidement.
Cette première classification vous aide à poser les bases d’un systeme de conservation documents qui ne déborde pas au bout de six mois.
Construire une grille de durées de conservation simple à appliquer
Une fois les familles de documents identifiées, il faut définir des durées de conservation claires. L’idée n’est pas de devenir expert en droit, mais de s’appuyer sur les obligations minimales (fiscales, sociales, commerciales) et de les traduire dans un langage opérationnel pour les équipes.
Pour rendre cela concret, un tableau de référence partagé avec les services est souvent plus efficace qu’une longue procédure. Exemple de grille simplifiée pour une PME :
| Type de document | Exemples | Durée de conservation cible | Support |
|---|---|---|---|
| Documents comptables et fiscaux | Factures, journaux comptables, pièces justificatives | 10 ans (référence courante en PME, à ajuster selon votre expert comptable) | Archivage electronique dans la solution ged |
| Facturation electronique et contrats clients | Contrats, bons de commande, facture electronique | Durée du contrat + 5 à 10 ans selon le risque | Archivage numerique sécurisé, éventuellement coffre numerique |
| Documents RH | Dossiers salariés, contrats de travail, entretiens | Durées variables selon les documents, à définir avec votre conseil social | Gestion electronique avec accès restreint |
| Documents opérationnels | Procédures, modes opératoires, modèles | Jusqu’à obsolescence + 2 ans | Documents ged dans un espace métier |
Les durées ci dessus sont des pratiques fréquemment observées dans les entreprises, mais doivent être validées avec vos conseils habituels (expert comptable, conseil juridique, organisme professionnel). Des ressources publiques comme les fiches pratiques de l’administration française (par exemple sur service public) donnent des repères de base sur la durée de conservation de nombreux types de documents.
Relier les règles d’archivage au cycle de vie des documents
Pour que la ged ne soit pas qu’un simple « placard numérique », vos règles doivent suivre le cycle vie des documents : création, validation, diffusion, conservation, puis suppression. C’est là que la gestion documents rejoint vos processus métiers.
Par exemple, pour une facture electronique ou une facturation electronique client :
- Création dans l’outil de facturation.
- Validation et envoi au client (éventuellement avec signature electronique selon les cas).
- Mise automatique en archivage electronique dans votre solution ged ou votre coffre numerique.
- Blocage de la suppression avant la fin de la durée de conservation documents.
- Suppression ou anonymisation à l’issue de cette durée.
Ce même raisonnement s’applique aux contrats, aux dossiers clients, aux factures fournisseurs, aux documents RH. L’enjeu pour l’office manager est de faire coïncider les règles d’archivage ged avec les étapes réelles du travail des équipes, pour éviter les contournements et les doublons.
Articuler papier et numérique sans perdre le fil
Dans beaucoup de PME, la dematerialisation est partielle : une partie des documents entreprise reste au format papier, l’autre passe en numerique. Les règles d’archivage doivent donc couvrir les deux mondes, tout en préparant la montée en puissance de la gestion electronique.
Une approche pragmatique consiste à :
- Définir quels documents restent obligatoirement au format papier (par exemple certains originaux légaux, selon les recommandations de vos conseils).
- Décider quels documents passent systématiquement en electronique documents (contrats signés, factures, pièces comptables) avec une solution ged adaptée.
- Aligner les durées de conservation papier et archivage numerique pour le même type de document.
- Prévoir un plan de réduction progressive du papier, au fur et à mesure que vos solutions ged et votre systeme de gestion documentaire montent en puissance.
Pour les dossiers sensibles ou de longue durée (par exemple des projets impliquant l’accueil d’enfants dans les locaux), il peut être utile de structurer un dispositif spécifique, combinant procédures, gestion documentaire et archivage electronique. Un exemple concret est la manière dont certaines PME organisent un projet d’accueil en entreprise : documents RH, autorisations, conventions, tout est cadré dès le départ dans la ged.
Traduire les règles en paramétrage concret de la solution
Des règles d’archivage ne servent à rien si elles restent dans un fichier Excel oublié. Elles doivent être traduites dans votre solution ged ou votre futur outil de gestion electronique des documents. C’est là que le travail préparatoire sur les durées de conservation, les types de documents et le cycle vie devient très utile.
En pratique, cela signifie :
- Créer des catégories de documents ged (factures, contrats, RH, qualité, etc.).
- Associer à chaque catégorie une durée de conservation documents et des règles d’accès.
- Automatiser autant que possible le classement et l’archivage electronique (par exemple, toute facture electronique validée est envoyée dans l’espace « Comptabilité » avec la bonne durée de rétention).
- Prévoir des alertes ou des tâches périodiques pour la purge des documents arrivés en fin de vie, en respectant la conformite reglementaire.
Ce paramétrage ne se fait pas en un jour, mais il repose sur des décisions simples, prises en amont, avec les métiers. C’est ce qui permet ensuite à la ged archivage de devenir un vrai outil de pilotage, et pas seulement un nouveau dossier partagé qui finira, lui aussi, par manquer de place.
Choisir une solution de ged archivage sans se perdre dans le jargon technique
Définir vos besoins métiers avant de parler de fonctionnalités
Avant de comparer des solutions de gestion electronique des documents, il est utile de revenir à la réalité du terrain dans votre entreprise. La question n’est pas d’abord : « quelle solution ged choisir ? », mais plutôt : « quels problèmes concrets voulons-nous résoudre dans nos processus documentaires ? ».
Pour une PME, les besoins tournent souvent autour de quelques axes très concrets :
- Centraliser les documents entreprise : contrats, factures fournisseurs, dossiers clients, documents RH, notes de frais, etc.
- Sécuriser la conservation documents : limiter les pertes, les doublons, les versions contradictoires, tout ce qui a été mis en évidence lors du diagnostic documentaire.
- Accélérer les processus : validation des factures, réponses aux clients, préparation des audits, gestion des litiges.
- Respecter la conformite reglementaire : obligations de conservation, archivage numerique, facture electronique et facturation electronique, confidentialité.
Une bonne pratique consiste à lister 5 à 10 scénarios d’usage très concrets, par exemple :
- « Réception d’une facture fournisseur, validation, paiement, puis archivage electronique »
- « Accès rapide au dossier complet d’un client, avec tous les documents ged associés »
- « Recherche d’un document ancien pour répondre à une demande d’un organisme de contrôle »
Ces scénarios vous serviront de fil rouge pour évaluer chaque solution ged, plutôt que de vous laisser impressionner par des listes de fonctionnalités peu adaptées à votre entreprise.
Comprendre les briques essentielles d’une solution de ged archivage
Une fois vos besoins clarifiés, il devient plus simple de décoder le jargon autour de la gestion electronique des documents. La plupart des solutions ged pour PME reposent sur quelques briques clés.
- Capture et mise en place des documents : import de fichiers, scan papier, récupération automatique des factures, emails, etc.
- Classement et gestion documentaire : arborescences, tags, plans de classement, liens entre documents entreprise et dossiers clients ou fournisseurs.
- Recherche : moteur de recherche par mots clés, filtres, métadonnées, dates, types de document.
- Workflow et processus : circuits de validation, notifications, relances, suivi des étapes du cycle vie d’un document.
- Archivage ged et conservation : règles de durée de conservation documents, archivage electronique à valeur probante, coffre numerique éventuel.
- Sécurité et droits d’accès : qui peut voir quoi, qui peut modifier, qui peut supprimer, traçabilité des actions.
Pour une PME, l’enjeu n’est pas d’avoir la solution la plus complète du marché, mais celle qui couvre correctement ces briques, sans complexifier à l’excès la gestion documents au quotidien.
Dématérialisation, facture electronique et archivage numerique : ce qu’il faut vraiment regarder
La dematerialisation ne se limite plus à scanner quelques documents. Avec l’arrivée progressive de la facture electronique obligatoire pour les entreprises, la question de la facturation electronique et de l’archivage numerique devient stratégique.
Lors de l’évaluation d’une solution ged, quelques points méritent une attention particulière :
- Gestion des factures : capacité à traiter les factures fournisseurs et les factures clients, à les lier aux bons dossiers et à suivre leur statut dans le systeme.
- Archivage electronique documents : respect des durées légales de conservation, intégrité des documents, horodatage, traçabilité.
- Coffre numerique : présence ou non d’un module de coffre numerique pour les documents sensibles (contrats, pièces RH, documents comptables).
- Signature electronique : intégration d’une signature electronique pour les contrats, devis, avenants, afin de sécuriser le cycle vie des engagements.
Il est utile de demander au fournisseur comment sa solution gère concrètement la conformite reglementaire : types de preuves conservées, politique de conservation, modalités de restitution des documents en cas de changement de solution.
Cloud, ergonomie et intégrations : des critères décisifs pour les PME
Pour beaucoup de petites et moyennes entreprises, la question de l’hébergement est centrale. Les solutions ged modernes sont souvent proposées en mode cloud, ce qui évite d’avoir à gérer des serveurs en interne.
Quelques critères à examiner de près :
- Accessibilité : accès aux documents ged depuis plusieurs sites, en télétravail, sur mobile.
- Ergonomie : interface claire, peu de clics pour déposer ou retrouver un document, simplicité de la gestion documentaire pour les équipes non techniques.
- Intégrations : connexions possibles avec votre logiciel de comptabilité, votre outil de facturation, votre CRM, ou d’autres solutions deja en place dans l’entreprise.
- Accompagnement : formation, support, aide à la mise en place des règles d’archivage numerique définies en amont.
Une solution trop complexe, même très puissante, risque de ne jamais être adoptée par les équipes. À l’inverse, une solution ged simple, bien intégrée à vos outils existants, peut transformer en profondeur la gestion documents sans bouleverser les habitudes.
Comparer les offres sans se noyer : une grille de lecture pratique
Pour garder la main sur le choix final, il peut être utile de construire une petite grille de comparaison adaptée à votre entreprise. L’idée n’est pas de faire un appel d’offres de grande entreprise, mais de structurer la décision.
| Critère | Questions à se poser |
|---|---|
| Besoins métiers | La solution couvre-t-elle bien nos principaux processus (factures, dossiers clients, RH, etc.) ? |
| Fonctionnalités clés | Recherche, workflows, archivage ged, coffre numerique, signature electronique : que propose concrètement la solution ? |
| Conformite reglementaire | Comment sont gérées la conservation documents, l’archivage electronique et la traçabilité ? |
| Ergonomie | Les équipes comprennent-elles rapidement comment déposer, classer et retrouver un document numerique ? |
| Intégration | La solution se connecte-t-elle facilement à nos logiciels existants (comptabilité, facturation, CRM) ? |
| Coûts et évolutivité | Le modèle tarifaire est-il adapté à la taille de l’entreprise et à l’évolution du volume de documents entreprise ? |
En gardant cette grille en tête, le choix d’une solution ged archivage devient moins une question de technologie et davantage une décision de gestion, alignée avec la réalité quotidienne de votre PME et les règles d’archivage que vous avez définies en amont.
Impliquer les équipes et faire respecter les nouvelles règles au quotidien
Faire accepter les nouvelles habitudes sans braquer les équipes
Dans une petite entreprise, la mise en place d’une solution de ged archivage ne se joue pas seulement dans le choix de l’outil. Le vrai défi, c’est le changement d’habitudes. Passer du classeur papier au document numerique, de la facture imprimée à la facture electronique, cela bouscule les repères de beaucoup de collaborateurs.
Pour éviter les blocages, il est utile de partir du quotidien réel : qui manipule quels documents, à quel moment du processus, avec quelles contraintes de temps et de relation clients ou fournisseurs. Montrer concrètement comment la gestion electronique des documents va simplifier une tâche précise (retrouver une facture fournisseurs, suivre un contrat, prouver la conservation documents en cas de contrôle) est souvent plus efficace qu’un grand discours sur la transformation numerique.
Un autre point clé est de reconnaître que tout le monde ne part pas du même niveau à l’égard du numerique. Certains sont déjà à l’aise avec la dematerialisation, d’autres craignent de « perdre la main » sur leurs dossiers. Accepter ces réticences, les écouter, puis y répondre avec des démonstrations simples de la solution ged ou du coffre numerique rassure beaucoup. L’objectif n’est pas de tout révolutionner du jour au lendemain, mais de faire évoluer progressivement la gestion documentaire.
Rendre les nouvelles règles visibles, simples et applicables
Une fois les règles d’archivage numerique définies, le risque est qu’elles restent dans un document théorique, oublié dans un dossier partagé. Pour qu’elles vivent, elles doivent être visibles et très concrètes. En PME, les équipes n’ont ni le temps ni l’envie de lire un manuel de 40 pages sur la gestion documents.
Il est souvent plus efficace de produire quelques supports courts :
- Une fiche « comment classer un document » avec les grandes familles de documents entreprise (factures, contrats, documents RH, documents clients, etc.).
- Un schéma simple du cycle vie des documents : création, validation, signature electronique éventuelle, mise en coffre numerique ou dans le systeme de ged archivage, durée de conservation, archivage electronique à long terme.
- Des exemples concrets de nommage des fichiers et de classement dans la solution (par client, par projet, par année, selon les besoins de l’entreprise).
La gestion documentaire gagne aussi en efficacité si l’on limite le nombre d’exceptions. Plus les règles sont simples, plus elles seront respectées. Par exemple, décider qu’une facture electronique ou une facture papier scannée suit exactement le même chemin dans la solution ged, avec les mêmes étapes de validation et de conservation, évite les confusions.
Enfin, il est utile de rappeler régulièrement les obligations de conformite reglementaire liées à l’archivage electronique, notamment pour la facturation electronique et les factures fournisseurs. Non pas pour faire peur, mais pour montrer que ces règles protègent l’entreprise en cas de contrôle ou de litige, grâce à un archivage ged fiable et traçable.
Former sans surcharger : micro-formations et accompagnement terrain
Dans les petites structures, il est rare de pouvoir immobiliser tout le monde une journée entière pour une formation à la gestion electronique des documents. Une approche plus réaliste consiste à organiser de courtes séquences ciblées, directement liées aux tâches du quotidien.
Par exemple :
- Une session de 30 minutes pour les personnes qui gèrent les factures fournisseurs : dépôt des documents ged, validation, archivage numerique, recherche d’une facture.
- Une session dédiée aux équipes commerciales sur la gestion documentaire liée aux clients : contrats, propositions, échanges, conservation documents sensibles.
- Un focus spécifique sur la signature electronique pour les documents qui engagent l’entreprise (contrats, avenants, accords de confidentialité).
Ces micro-formations peuvent être complétées par des pas-à-pas illustrés, intégrés directement dans la solution ou dans un espace partagé. L’idée est que chaque collaborateur puisse retrouver facilement « comment faire » au moment où il en a besoin, sans dépendre systématiquement de l’office manager ou de la direction.
Un autre levier efficace est le parrainage interne : identifier quelques utilisateurs référents, à l’aise avec la gestion electronique et l’archivage numerique, qui deviennent les points de contact de proximité. Ils peuvent répondre aux questions, remonter les difficultés, proposer des ajustements dans les processus. Cette approche renforce l’appropriation du systeme par les équipes, plutôt que de donner l’impression d’un outil imposé d’en haut.
Contrôler en douceur et ajuster les processus au fil de l’eau
Mettre en place une solution de ged archivage n’est pas un projet figé. Les premiers mois, il est normal de constater des écarts entre les règles prévues et la réalité : documents mal classés, doublons, documents electronique déposés au mauvais endroit, ou encore absence de mise en coffre numerique pour certains dossiers sensibles.
Plutôt que de sanctionner, il est plus productif d’utiliser ces écarts comme des signaux. Ils peuvent révéler que :
- Les règles de gestion documentaire sont trop complexes ou mal comprises.
- La solution choisie n’est pas assez intuitive pour certains usages.
- Le cycle vie de certains documents n’a pas été correctement défini.
Un contrôle léger mais régulier est utile : revue mensuelle de quelques dossiers, vérification de la bonne conservation documents sensibles, contrôle de la traçabilité pour les factures et la facturation electronique. L’office manager peut jouer un rôle central dans cette revue, en lien avec la direction et, si besoin, le prestataire de solutions ged.
Les ajustements doivent rester pragmatiques : simplifier un dossier de classement, adapter un workflow de validation, clarifier qui est responsable de la mise en archivage electronique pour telle ou telle catégorie de documents entreprise. L’objectif est de faire évoluer le systeme pour qu’il colle au plus près à la réalité des entreprises, sans perdre de vue les exigences de conformite reglementaire et de conservation à long terme.
Au fil du temps, cette boucle d’amélioration continue permet de stabiliser les pratiques, de sécuriser l’archivage ged et de faire de la gestion electronique des documents un réflexe partagé, plutôt qu’une contrainte supplémentaire.
Mesurer les gains et sécuriser la pérennité du système de ged archivage
Mettre en place des indicateurs simples mais parlants
Une fois la solution de ged archivage en place, le risque est de passer à autre chose et de ne plus mesurer les effets concrets sur l’entreprise. Pourtant, sans quelques indicateurs basiques, il est difficile de prouver que la gestion documentaire et l’archivage numerique apportent vraiment quelque chose au quotidien.
Pour une PME, pas besoin de tableau de bord compliqué. Quelques indicateurs bien choisis suffisent pour suivre le cycle de vie des documents et la performance du systeme :
- Temps moyen pour retrouver un document (contrat, facture electronique, facture fournisseur, mail important, document RH…)
- Nombre de documents papier encore en circulation par service, malgré la dematerialisation
- Taux de documents entreprise stockés dans la ged par rapport aux documents encore éparpillés sur les postes
- Volume de stockage utilisé dans le coffre numerique ou la solution ged (et son évolution)
- Nombre d’erreurs ou litiges liés à des documents manquants ou mal classés (factures clients, factures fournisseurs, contrats, bons de commande…)
L’important est de suivre ces indicateurs dans la durée, au moins une fois par trimestre, pour vérifier que la gestion electronique des documents progresse réellement et que les nouveaux processus sont respectés.
Suivre les gains de temps et de place de manière concrète
Pour convaincre la direction et les équipes, il faut traduire la gestion documentaire et l’archivage electronique en gains très concrets. Là encore, pas besoin d’être parfait, mais d’avoir des ordres de grandeur crédibles.
Quelques pistes simples :
- Gains de temps : estimer le temps moyen passé avant et après la mise en place de la solution ged pour retrouver un document ou traiter une facture. Multipliez par le nombre de documents traités chaque mois.
- Gains de place : mesurer le nombre d’armoires, de boîtes d’archivage ou de mètres linéaires libérés grâce à l’archivage numerique et à la conservation electronique documents.
- Réduction des doublons : suivre la baisse du nombre de versions différentes d’un même document (contrat, modèle de devis, procédure interne) grâce à la gestion documents centralisée.
Ces éléments peuvent ensuite être traduits en économies financières (temps salarié, loyers, fournitures) pour montrer que la gestion electronique et l’archivage ged ne sont pas qu’un sujet technique, mais un vrai levier de performance pour les entreprises.
Sécuriser la conformite reglementaire et la conservation dans la durée
Un systeme de ged archivage ne sert pas uniquement à gagner du temps. Il doit aussi sécuriser la conservation documents dans le respect de la conformite reglementaire. C’est particulièrement vrai pour la facturation electronique, la signature electronique, les contrats ou les documents RH.
Pour s’assurer que l’archivage electronique reste fiable dans le temps, quelques points de contrôle sont essentiels :
- Durées de conservation : vérifier régulièrement que les règles d’archivage numerique appliquées dans la solution (délais légaux, suppression, mise en coffre numerique) sont à jour par rapport aux obligations en vigueur.
- Traçabilité : s’assurer que chaque document numerique important (facture electronique, contrat signé, document comptable) dispose d’un historique clair des actions réalisées (création, modification, signature electronique, consultation).
- Intégrité des documents : contrôler que les documents ged ne peuvent pas être modifiés sans laisser de trace, en particulier pour les factures, les pièces comptables et les documents contractuels.
- Sauvegardes et plan de reprise : vérifier avec le prestataire de solutions ged comment sont gérées les sauvegardes, la redondance des données et la restauration en cas d’incident.
Ces vérifications peuvent être intégrées dans un mini audit interne annuel, piloté par l’office manager ou la direction administrative, pour s’assurer que le systeme reste fiable et conforme.
Faire évoluer la solution au rythme de l’entreprise
Une entreprise n’est jamais figée. Les processus changent, les équipes bougent, les outils évoluent. La gestion documentaire doit suivre ce mouvement. Un systeme de gestion electronique figé finit toujours par être contourné.
Pour éviter cela, il est utile de prévoir un rendez vous régulier autour de la ged archivage :
- Recueillir les retours des utilisateurs : ce qui fonctionne bien, ce qui est trop lourd, les documents qui restent encore hors du circuit numerique.
- Adapter les règles de classement : ajuster les plans de classement, les droits d’accès, les workflows de validation des factures ou des contrats.
- Intégrer de nouveaux usages : par exemple, étendre la dematerialisation à de nouveaux types de documents entreprise (dossiers fournisseurs, dossiers clients, contrats de prestation, dossiers techniques).
- Connecter d’autres solutions : lier la solution ged avec les outils de facturation electronique, de comptabilité, de gestion commerciale ou de ressources humaines pour fluidifier encore plus les processus.
L’objectif est que la gestion documentaire reste alignée avec la réalité du terrain, et ne devienne pas un carcan. Une bonne pratique consiste à désigner un ou deux référents internes « gestion documentaire » qui centralisent les demandes d’évolution et les échanges avec le prestataire.
Former régulièrement et rappeler les bonnes pratiques
La pérennité d’un systeme de gestion documentaire repose moins sur la technologie que sur les habitudes des équipes. Même avec une excellente solution, si chacun continue à stocker ses documents sur son bureau ou dans ses mails, la ged perd une grande partie de son intérêt.
Pour ancrer les bons réflexes dans la durée, il est utile de :
- Prévoir de courtes sessions de rappel (30 minutes) une ou deux fois par an, par service, sur la gestion documents et l’archivage.
- Mettre à disposition des guides très simples : où ranger tel type de document, comment nommer un fichier, comment déposer une facture fournisseur, comment vérifier la conservation dans le coffre numerique.
- Intégrer la gestion electronique des documents dans le parcours d’intégration des nouveaux arrivants.
- Rappeler régulièrement les enjeux de conformite reglementaire et de sécurité liés aux documents numeriques.
Ces rappels réguliers évitent le retour progressif au « chacun sa méthode » et garantissent que la solution ged reste le point de passage naturel pour tous les documents de l’entreprise.
Documenter le dispositif pour renforcer la crédibilité
Enfin, pour donner du poids à la démarche et rassurer la direction comme les partenaires externes (experts comptables, commissaires aux comptes, organismes de contrôle), il est utile de formaliser le fonctionnement du systeme de ged archivage.
Sans entrer dans une usine à gaz, un court document de référence peut décrire :
- Les grands principes de gestion documentaire de l’entreprise
- Les types de documents concernés (factures, contrats, dossiers clients, dossiers fournisseurs, documents RH, documents juridiques…)
- Les règles de conservation documents et d’archivage numerique
- Les rôles et responsabilités (qui valide, qui classe, qui contrôle)
- Les principales fonctionnalités de la solution ged utilisée (coffre numerique, signature electronique, workflows, recherche, traçabilité)
Ce document devient une référence interne, utile en cas de contrôle, de changement d’outil ou de rotation d’équipe. Il contribue à installer la gestion electronique des documents comme un véritable pilier de l’organisation, et non comme un simple projet ponctuel.